Du scepticisme aux résultats : Sandra Paulemon propulse l’exécution du Budget d’investissement public à un niveau record

Port-au-Prince, 30 juillet 2026 – Lorsque Dr Sandra Paulemon a été appelée à diriger le ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), certains observateurs avaient exprimé des réserves quant à sa capacité à relever les nombreux défis liés à la gestion des investissements publics. Quelques mois plus tard, les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Selon les données communiquées par la ministre lors d’un entretien accordé au journal Le Louverture, le taux d’exécution du Budget d’investissement public (BIP) est passé de 17 % au moment de sa prise de fonction à 53 % aujourd’hui, alors que l’exercice fiscal 2025-2026 n’est pas encore terminé.

Cette progression marque une rupture avec les performances enregistrées au cours des dernières années. À titre de référence, l’exercice précédent s’était achevé avec un taux d’exécution de 24 %, un résultat qui illustre l’ampleur du chemin parcouru en quelques mois.

Pour atteindre ce niveau d’exécution, le MPCE a misé sur une approche fondée sur la coordination, le suivi et l’accompagnement des institutions publiques. Sous l’impulsion de Dr Paulemon, le traitement des Fiches d’opérations et d’investissement public (FIOP) a connu une nette accélération.

La semaine dernière seulement, près d’une vingtaine de FIOP ont été transmises à douze ministères ainsi qu’à un organisme public. Cette semaine, dix autres dossiers ont déjà été acheminés vers cinq ministères. Une cadence qui témoigne de la volonté du ministère de réduire les lenteurs administratives et d’accélérer la mise en œuvre des projets publics.

L’une des principales innovations introduites par la ministre réside dans le renforcement de la collaboration entre les techniciens du MPCE et les responsables des Unités d’études et de programmation (UEP) des ministères sectoriels.

Chaque fois qu’un projet rencontre un obstacle technique ou administratif, les équipes de la Direction de l’investissement public interviennent pour accompagner les institutions concernées dans la correction et la finalisation de leurs dossiers. Cette démarche a permis de raccourcir les délais de traitement et d’améliorer l’efficacité du processus d’approbation des investissements.

Malgré ce résultat déjà remarquable, la ministre estime que le travail est loin d’être terminé. À deux mois de la clôture de l’exercice fiscal, elle fixe désormais la barre entre 70 % et 80 % d’exécution, un objectif ambitieux mais que le ministère considère atteignable au regard de la dynamique actuelle.

« L’année passée, le Budget d’investissement public a été exécuté à 24 %. Lorsque je suis arrivée au ministère, en mars et avril, il était à 17 %. Aujourd’hui, nous sommes déjà à 53 % », a rappelé la ministre.

À l’approche de la saison cyclonique, le MPCE poursuit également un travail de priorisation des projets stratégiques afin de garantir leur prépositionnement et leur exécution dans les meilleurs délais. Des réunions régulières sont organisées avec les ministères concernés pour identifier et résoudre rapidement les contraintes susceptibles de ralentir les investissements.

Au-delà de l’exercice en cours, Dr Sandra Paulemon affiche déjà des objectifs encore plus élevés pour l’année budgétaire à venir. Son ambition est de porter le taux d’exécution du Programme d’investissement public entre 90 % et 95 %, grâce à une meilleure coordination institutionnelle, au renforcement des capacités techniques des UEP et à l’amélioration continue des procédures administratives.

Pour la ministre, le Budget d’investissement public demeure l’un des principaux leviers du développement national.« Le Budget d’investissement public, c’est le développement du pays. C’est lui qui planifie le développement national.

C’est pourquoi nous investissons dans le renforcement du capital humain et des structures techniques afin d’obtenir des résultats visibles et mesurables », a-t-elle souligné.

Dans un contexte où les résultats sont souvent attendus avec impatience, la progression enregistrée par le MPCE apparaît comme l’un des indicateurs les plus significatifs de l’année. Pour de nombreux observateurs, le passage de 17 % à 53 % en quelques mois constitue moins une promesse qu’une démonstration concrète de la capacité du ministère à transformer les objectifs en résultats.

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